pesolek,mengapa menjadi bagian (sejarah) pemikiran?

se reposer des amoureux Lors de la deuxième moitié du XIXe siècle, la littérature européenne affiche certains traits qui relèvent de la notion de fragmentation telle qu’entretenue par les nouvelles sciences des signes, comme celles de la médecine et de la mode. Dans cette thèse, nous ramenons ce lien au dandysme.

      Le dandysme entretient une certaine ambivalence face à la fragmentation: il semble acquiescer à un état de choses auquel il s’oppose. Barbey d’Aurevilly et Baudelaire, tout comme des sociologues tels que Simmel et Benjamin après eux, identifient comme symptôme principal de l’être fragmentaire l’ennui. Cette réaction prend de l’ampleur à partir de 1848, quand, pour des raisons en grande partie socio-politiques et économiques, le dandy se propose comme héros qui se dissocie de l’époque tout en insistant sur sa propre modernité.

      Sans prétendre faire le tour de l’horizon du dandy au XIXe siècle, notre premier chapitre cherche à relever les lieux publics où s’exprime son ennui. Le salon, le club, le bistrot, la rue sont autant de théâtres où le nouveau héros tend son miroir au monde, se repliant sur lui-même, prônant l’irréductibilité de sa manière d’être. Homme des foules, le dandy se définit par rapport à sa critique de la loi de l’échange. À travers les trois figures du médecin, du collectionneur, et de la prostituée, le dandy produit un discours qui fétichise la valeur de l’individu. Chez le médecin, l’ennui se fétichise en névrose. Chez le collectionneur, esthète du naturel, l’ennui s’accumule et se chosifie. Chez la prostituée, l’ennui prend un visage érotique qui résume la spécificité du dandysme.

      Le dandy doit sa spécificité à son implication dans la mode. La logique de la mode est
celle du fétichisme dont l’analyse, dans cette thèse, se déroule sur deux niveaux: le niveau historique, impliquant le discours de la pathologie, et le niveau psychanalytique, impliquant les procédés du fétichisme. Nous regardons les théories marxiste et freudienne du fétiche sous cette double perspective, d’une part pour démontrer leurs affinités avec le dandysme et d’autre part pour cerner le fonctionnement du dandysme. Par ces théories, nous verrons comment le dandysme révèle le caractère fétichiste de la masculinité.

      Si le noyau de cette thèse se constitue d’analyses de textes littéraires, c’est que certains artistes littéraires de la fin du XIXe siècle contribuent à l’élaboration d’un champ de réalisation de l’idéal du dandysme. Chacun des auteurs dont nous analysons l’oeuvre constitue une variation sur le thème du fétichisme qui remet en question l’identité masculine. L’oeuvre de Huysmans est un cas limite de la négativité de la notion de castration, le héros y assumant une névrose féminisante. Chez Pater, le héros est imprégné de dandysme dans la mesure où il s’approprie le genre féminin sans pour autant renoncer à l’idéologie du masculin à l’époque victorienne. Enfin, Dossi soulève l’héroïsme romantique au sein de la démarche dandy, la dialectique incommode entre l’aveu et le désaveu.

      Le dandysme s’avère un foyer important d’interrogations sur l’identité masculine. Sa logique fétichiste aboutit à l’aveu que la différence se situe à l’intérieur d’un héros dont l’ennui revêt tous les symptômes d’un désordre féminin. Si la femme est châtrée, le héros affiche sur son propre corps la preuve que l’homme l’est également. Son identité masculine est fondée sur la castration de son moi.

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